L’autopilot Tesla a longtemps été considéré comme l’un des meilleurs systèmes d’assistance à la conduite du marché. Pourtant, les nouveaux Model Y Juniper et Model 3 équipés d’une caméra avant affichent aujourd’hui un comportement surprenant, parfois dangereux. Beaucoup d’utilisateurs parlent même d’un véritable retour en arrière. Découvrons ce qui a changé, pourquoi ce choix étonne et quelles conséquences cela a sur l’expérience de conduite.
Un autopilot moins fluide que sur les anciens modèles
Les précédentes Tesla proposaient un autopilote fluide. La voiture maintenait sa trajectoire, gérait les courbes et adaptait sa vitesse sans difficulté. Le conducteur pouvait également indiquer un changement de voie sans que la voiture ne désactive totalement les aides à la conduite.
Sur les derniers modèles, le comportement diffère fortement. Dès que le conducteur active le clignotant et tourne légèrement le volant, deux assistances se coupent immédiatement :
- le maintien de voie,
- et surtout le régulateur de vitesse, ce qui n’était jamais le cas auparavant.
Ce changement surprend, car la voiture ralentit aussitôt, obligeant le conducteur à accélérer rapidement pour ne pas gêner les véhicules qui suivent. Le résultat est une conduite moins fluide, moins agréable et potentiellement plus risquée.
Un comportement qui casse la logique même de l’autopilote
Désactiver le régulateur en plein dépassement n’a jamais fait partie de l’expérience Tesla. Avant, même en quittant la voie, la vitesse restait constante. Aujourd’hui, le conducteur doit adopter une nouvelle routine :
- accélérer manuellement dès que le régulateur se coupe,
- puis réactiver l’autopilote et le régulateur avec la molette du volant.
Cette manipulation constante crée un inconfort permanent. Elle va même à l’encontre de ce que Tesla revendique depuis des années : une expérience simple, intuitive et sécurisante.
Une interface “tout ou rien” déroutante
Avec le retour du commodo sur la nouvelle Model 3 et la molette du Model Y Juniper, Tesla a simplifié l’activation de l’autopilote. Aujourd’hui, un seul bouton active automatiquement l’autopilote + le régulateur.
Le problème ?
Impossible d’activer uniquement le régulateur de vitesse, comme avant.
Selon certains conseillers Tesla, la seule solution consiste à désactiver complètement l’autopilote dans les réglages du véhicule… depuis le mode park. Une manipulation illogique, qui oblige à faire un choix définitif avant de rouler.
Cette limitation surprend, car elle retire une liberté essentielle : choisir entre autopilote, régulateur simple ou les deux.
Pourquoi Tesla a-t-il changé ce fonctionnement ?
Deux hypothèses circulent parmi les propriétaires de Tesla :
Une modification technique temporaire
Tesla pourrait préparer une évolution majeure de son logiciel d’assistance. Le FSD v14, très prometteur, n’est pas encore disponible en Europe. Ce changement serait alors transitoire, le temps d’adapter le système.
Une stratégie commerciale assumée
Certains pensent que Tesla réduit volontairement les capacités de l’autopilote de base pour booster les ventes de l’option Autopilot amélioré, facturée 3 800 €.
Cette version permet justement le changement de voie automatique sans perte du régulateur.
La coïncidence interroge…
Une accumulation de retours négatifs
Les témoignages se multiplient sur Reddit, dans les groupes Facebook, mais aussi dans les forums Tesla :
- autopilote moins fiable,
- désactivation soudaine du régulateur,
- décélérations intempestives,
- perte de fluidité générale.
Certains parlent même d’un autopilote devenu « presque inutilisable » dans certaines situations. Sans aller jusque-là, la régression est indéniable.
Une absence totale de communication de la part de Tesla
Aucune note de mise à jour ne mentionne cette modification.
Aucune communication officielle n’explique ce choix.
Les conducteurs découvrent le nouveau comportement à leurs dépens.
Dans un contexte de concurrence accrue, notamment du côté des constructeurs européens et chinois, ce silence surprend. D’autant plus que l’autopilote est l’un des arguments clés de Tesla.
Un simple correctif logiciel pourrait tout changer
Tesla pourrait facilement résoudre ce problème en rétablissant la logique précédente. Deux solutions simples existent :
- remettre le fonctionnement de l’ancien autopilote,
- ou laisser le conducteur choisir via les paramètres du véhicule.
Cette régression touche à la sécurité. Elle mériterait donc une réponse rapide, claire et transparente.
Une tendance inquiétante chez Tesla ?
Depuis quelques années, certaines décisions semblent aller dans le sens inverse de l’amélioration continue :
- suppression du chargeur domestique fourni,
- fin de Spotify gratuit dans le pack premium,
- ports USB désactivés en stationnement,
- fonctionnalités réduites selon les pays.
Ces choix, parfois temporaires, donnent l’impression d’un recentrage commercial plutôt que d’une volonté d’enrichir l’expérience utilisateur.
Pourtant, une Tesla est plus qu’une voiture : c’est une plateforme logicielle évolutive. Une régression va à l’encontre de son ADN.
Conclusion
L’autopilote des Model Y Juniper et Model 3 nouvelle génération pose de vraies questions. Le comportement actuel, moins fluide et parfois dangereux, doit impérativement être corrigé. Les utilisateurs attendent une mise à jour rapide qui rétablira les performances auxquelles Tesla les avait habitués.
Si un correctif arrive, il pourrait restaurer la confiance et remettre Tesla au sommet de l’assistance à la conduite.



Je confirme ce que vous avez écrit dans votre article détaillé et exact… ce n’est pas si courant sur internet 😉
J’ai une Tesla 3 Highland et le régulateur de vitesse est devenu complètement nul par rapport à la concurrence. Ma Volvo V60 ou ma DS 7 Crossback avaient toutes les 2 un régulateur de vitesse et une conduite autonome de niveau 2 parfaite et fluide. Et également un simple LIMITEUR de vitesse qui me manque cruellement sur ma Tesla.
Dans les embouteillages, la Tesla en régulateur adaptatif produits de petits à-coups désagréables qui sont absents chez la concurrence.
J’ai notamment essayé un Cupra Tavascan dans lequel limiteur/régulateur et conduite autonome de niveau 2 sont parfaits. Pourtant, le groupe VAG ne nous avait jamais habitués à battre Tesla sur ce terrain, loin de là.
Il y a par ailleurs un autre point sur lequel la régression est incroyable : le “radar” de recul : sur la Tesla 3 Highland, on n’a plus la distance comme sur les anciennes Tesla 3, et la vue 3D “Birdview” est ridiculement floue : n’importe quel voiture fait mieux avec une belle vue d’au-dessus : c’est incompréhensible par rapport à la qualité et au nombre des caméras des Tesla…
Et 3ème et dernière régression qui heureusement va être corrigée : le comodo de clignotant : une horreur au quotidien. Dès que je reprend une voiture avec des comodos, je revis !
Pour terminer sur une note positive : le changement de vitesse à l’écran n’est pas gênant et le passage “intelligent” de marche arrière en marche avant est même plutôt bien fait.
Merci pour ce retour détaillé 😉